Quel pays pour +36 ? Appels inconnus de l'étranger
Votre téléphone a sonné une fois, puis plus rien. Le numéro commence par +36, +233 ou +252 — un indicatif que vous n'avez jamais composé de votre vie — et vous vous demandez qui, dans ce pays, pourrait bien vous chercher. La réponse courte est dans le premier tableau ci-dessous. La réponse longue, c'est que l'indicatif vous apprend deux choses utiles : d'où vient l'appel et, le plus souvent, s'il vaut la peine de rappeler.
Où mènent les indicatifs les plus recherchés
Voici les indicatifs que l'on cherche le plus, avec le pays, sa capitale et le moyen le plus rapide de reconnaître un vrai numéro de là-bas. Chaque ligne renvoie à la page du pays avec le tarif eFon à la minute en vigueur — au cas où l'appelant serait finalement quelqu'un que vous connaissez.
| Indicatif | Pays | À quoi ressemble un vrai numéro de mobile |
|---|---|---|
| +36 | Hongrie (Budapest) | +36 20…, +36 30… ou +36 70… |
| +252 | Somalie (Mogadiscio) | +252 61…, +252 7… — presque tous les numéros somaliens sont des mobiles |
| +251 | Éthiopie (Addis-Abeba) | +251 91… — les mobiles commencent par 9 |
| +233 | Ghana (Accra) | +233 24…, +233 55… — les mobiles commencent par 2 ou 5 |
| +54 | Argentine (Buenos Aires) | +54 9 11… — les mobiles ont un 9 juste après l'indicatif |
| +86 | Chine (Pékin) | +86 1… — onze chiffres, le premier est un 1 |
| +249 | Soudan (Khartoum) | +249 91…, +249 12… |
| +256 | Ouganda (Kampala) | +256 7… |
| +971 | Émirats arabes unis (Abou Dabi) | +971 5… — les fixes de Dubaï sont en +971 4… |
| +370 | Lituanie (Vilnius) | +370 6… |
| +291 | Érythrée (Asmara) | +291 7… |
Votre indicatif n'y est pas ? Tous les indicatifs du monde, classés par numéro, sont sur notre page des indicatifs téléphoniques : tapez les chiffres, le pays apparaît.
Comment lire l'indicatif

Un numéro international se compose de trois parties : l'indicatif du pays, l'indicatif régional ou celui de l'opérateur, et le numéro de l'abonné. L'indicatif du pays, ce sont les un à trois chiffres juste après le +. Les indicatifs sont attribués de façon qu'aucun indicatif complet ne soit le début d'un autre : comme +1 existe, rien d'autre ne commence par 1 ; +36 étant la Hongrie, +360… est simplement un numéro hongrois dont la partie nationale commence par 0 — et il n'en existe pas. C'est grâce à cette règle que votre téléphone sait toujours où s'arrête l'indicatif.
Le + lui-même n'est pas un chiffre. Il remplace le préfixe de sortie du pays où vous vous trouvez — 00 en Europe et presque partout dans le monde, 011 aux États-Unis et au Canada. Un numéro affiché 0036… dans le journal d'appels et un numéro +36… sont donc le même. Si le numéro à l'écran commence par 00 plutôt que par +, supprimez mentalement les deux zéros et lisez les chiffres suivants comme l'indicatif du pays. Pour le détail, notre guide pour composer un numéro international décortique tout le format.
Les indicatifs qui ressemblent à autre chose
Quelques indicatifs se lisent facilement de travers, et les escrocs le savent :
- Le +1, ce ne sont pas que les États-Unis. Le Canada et la plus grande partie des Caraïbes le partagent. Un numéro commençant par
+1 876est en Jamaïque,+1 268à Antigua,+1 473à la Grenade — et les appels venant de ces groupes de trois chiffres sont l'appât classique de l'appel d'une sonnerie : ils ont l'air d'un appel américain, et rappeler coûte une fortune. - Le +7, c'est la Russie et le Kazakhstan. Les numéros kazakhs commencent par
+7 6ou+7 7, les mobiles russes par+7 9. - Le +44 dépasse la Grande-Bretagne et couvre aussi Jersey, Guernesey et l'île de Man — les mobiles de cette dernière commencent par
+44 7624. - Le +36 et le +63 ne sont pas voisins. L'un est la Hongrie, l'autre les Philippines. Même chose pour
+233(Ghana) et+223(Mali), pour+251(Éthiopie) et+215, qui n'est attribué à personne. Quand les chiffres vous semblent presque familiers, c'est précisément le moment de vérifier.
Une sonnerie, puis le silence : l'arnaque « wangiri »
Voilà pourquoi l'appel s'est arrêté après une seule sonnerie. Wangiri signifie en japonais « une sonnerie et on coupe », et le procédé est exactement cela : un automate compose des milliers de numéros à l'étranger, laisse sonner une fois chacun et raccroche. Le numéro qui reste dans votre journal est une ligne surtaxée. Tous ceux qui rappellent par curiosité paient un prix à la minute salé — souvent avec une voix enregistrée qui fait traîner pour garder la ligne — et l'escroc touche sa part.
Le schéma est facile à repérer une fois qu'on le connaît :
- Vous ne connaissez ni le numéro ni personne dans ce pays.
- Ça a sonné une ou deux fois, à une heure bizarre, sans message.
- Le même indicatif revient sans cesse — ces campagnes se font par vagues, c'est pourquoi les recherches sur un indicatif donné explosent pendant quelques semaines avant de passer au suivant.
Que faire : rien. Ne rappelez pas, n'envoyez pas de SMS, ne décrochez pas à la deuxième tentative. Cherchez le numéro complet en ligne — s'il fait partie d'une campagne, d'autres l'auront déjà signalé. Bloquez-le, et si vous avez rappelé, surveillez votre prochaine facture et prévenez votre opérateur ; beaucoup annulent les frais la première fois.
Quand c'est vraiment quelqu'un que vous connaissez

Bien sûr, parfois le +233, c'est vraiment votre cousin à Accra, le +291 votre mère à Asmara, et le +36 l'hôtel de Budapest qui confirme votre réservation. L'indicatif colle, le numéro correspond à un contact ou à un message récent, et vous voulez rappeler. C'est là que le prix compte : le même appel international qui enrichit un escroc est, sur la plupart des forfaits mobiles, un tarif à la minute douloureux pour vous aussi.
C'est précisément à cela que sert eFon. L'application fait passer votre appel par internet et le délivre comme un appel téléphonique ordinaire sur le mobile ou le fixe à l'autre bout — la personne appelée n'a besoin ni d'application ni d'internet, juste d'un téléphone qui sonne. Vous payez un tarif à la minute clair, sans frais de connexion, jusqu'à 90 % de moins qu'en composant directement depuis un forfait mobile, et le prix est le même quel que soit le pays d'où vous appelez. Enregistrez le numéro au format international complet (+233 24 123 4567, pas 024…), et l'appel tient en un geste.
Chaque destination a sa page avec le tarif en vigueur : partez de la liste de toutes les destinations, ou cherchez l'indicatif sur la page des indicatifs téléphoniques et suivez le lien de sa ligne.
Réponses rapides
Le +36 est-il un numéro d'arnaque ? Non : le +36 est simplement l'indicatif de la Hongrie, utilisé par des millions de numéros parfaitement légitimes. Ce qui est suspect, ce n'est pas l'indicatif, c'est un appel inattendu de là-bas qui s'arrête après une sonnerie.
Peut-on deviner le pays au premier chiffre ? Seulement en gros : les indicatifs en 1 sont l'Amérique du Nord et les Caraïbes, le 2 surtout l'Afrique, le 3 et le 4 l'Europe, le 5 l'Amérique latine, le 6 l'Océanie et l'Asie du Sud-Est, le 7 la Russie et le Kazakhstan, le 8 l'Asie de l'Est, le 9 l'Asie du Sud et de l'Ouest. Pour le pays exact, il faut l'indicatif complet, de un à trois chiffres.
Rappeler un numéro en + coûte-t-il plus cher qu'un numéro en 00 ? C'est le même numéro écrit de deux façons ; le prix ne dépend que de la destination et de la façon dont vous appelez. Depuis un forfait mobile, c'est le tarif international de l'opérateur ; avec eFon, c'est le tarif à la minute de la page du pays.
Pourquoi est-ce que je reçois des appels d'un indicatif dont je n'ai jamais entendu parler ? Parce que le logiciel qui génère les numéros des appels d'une sonnerie ne choisit pas ses cibles : il compose des plages entières. En recevoir un ne dit rien sur vous ; votre numéro se trouvait simplement dans une plage composée cette semaine.
Hongrie — appels dès 0.01 €/min
Somalie — appels dès 0.21 €/min
Éthiopie — appels dès 0.18 €/min
Ghana — appels dès 0.16 €/min
Érythrée — appels dès 0.18 €/min